Les jours sans toi se suivent
Mais ne nourriront plus
Les pages de mon livre
Désormais suspendues
A l'impalpable temps
De l'absence qui me sert
Sur un plateau d'argent
Le manque et ses couverts
 
Sur mes jours soupirants
D'une mélancolie frêle
Tu reviens, surgissant
Du chemin éternel
 
J'ai besoin de sentir
Que tu n'es jamais loin
Réponds-moi si t'écrire
D'ici-bas s'entend bien
 
Les jours sans toi me mettent
Au pied de tes murmures
Impatiente, j'en guette
Un signe, une imposture
 
Les jours sans toi se font
Mais la seule évidence
Au gré des oraisons
C'est que dure est l'absence
 
Tous droits réservés par Valérie Combe
Le 27/09/19
 
 
 
A mon père